Microhistoire de la descendance d'Urbain Tessier, fils, petit-fils et arrière petit-fils
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lundi 1 juin 2026
Léon Tessier et Jane PORTEOUS
Né le 4 octobre 1812 à Montréal, Léon Tessier appartient à la génération charnière où plusieurs familles canadiennes‑françaises quittent les centres urbains pour les nouveaux villages en développement du Bas‑Canada. Fils d’Amable Tessier et de Marie Limoges, il grandit dans un milieu artisanal et urbain, marqué par la diversité culturelle de Montréal au début du XIXᵉ siècle.
Très jeune, il apprend le métier de barbier, profession essentielle dans les villages d’alors, à la fois service de soins, lieu de sociabilité masculine et petite entreprise locale. Vers la fin des années 1830, il s’établit à Lachute, village en pleine expansion dans la vallée de la rivière du Nord, où s’installent de nombreux artisans, commerçants et cultivateurs attirés par le développement des moulins et du commerce du bois.
Le 25 mai 1833, à l’église Christ Church de Montréal, Léon épouse Jane Porteous, une anglicane d’origine écossaise, fille de Richard Porteous et Élisabeth Wragg. Cette union mixte — religieusement et culturellement — témoigne de l’ouverture et du cosmopolitisme montréalais de l’époque. Le couple aura six enfants, trois filles et trois garçons, qui grandiront entre les influences francophones et anglophones caractéristiques de la région d’Argenteuil.
Au fil des décennies, Léon consolide sa position dans la communauté de Lachute. Son métier de barbier lui assure une présence quotidienne au cœur du village, où il devient une figure familière. Avec l’âge, il se retire progressivement de son activité. Le recensement de 1881 le montre désormais rentier, vivant à Chatham chez son fils Amable, signe d’une vieillesse entourée et d’une certaine stabilité matérielle.
Léon Tessier s’éteint à Lachute le 14 mai 1884, à 71 ans. Il laisse derrière lui l’image d’un artisan respecté, témoin d’une époque de transition où les familles canadiennes‑françaises s’enracinent dans de nouveaux territoires tout en tissant des liens avec les communautés anglophones voisines. Sa descendance, issue d’un mariage biculturel, illustre bien la diversité humaine et culturelle de l’Argenteuil du XIXᵉ siècle.
Léon TESSIER et Domitilde DESJARDINS
Richard TESSIER
Alors que nous faisons nos adieux à la forme terrestre de Richard, ne nous attardons pas sur le vide laissé dans son sillage, mais célébrons plutôt l'héritage d'amour et d'inspiration qu'il nous a légué. Car bien qu'il puisse avoir disparu à nos yeux, son esprit reste un phare intemporel, guidant famille et ami (e) s à travers le labyrinthe du voyage de la vie.
Il a été précédé dans la mort par : ses parents, Joseph Tessier et Irène Côté; et ses frères, Jean-Paul, Yves, Gérald et Gaétan.
Il laisse dans le deuil : ses belles-soeurs, Louise Pilon et Arlène Young. Il laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, parents et amis.
mercredi 27 mai 2026
Bernard TACEY et Blanche WEISHUN
Bernard Albert TACEY (1923–2003) & Blanche WEISHUN (1921–2013)
Né le 5 janvier 1923 à Hampton, dans le comté de Bay au Michigan, Bernard Albert Tacey appartient à la troisième génération de la lignée Tacey établie aux États‑Unis depuis l’arrivée de Prosper Henry Tessier/Tacey au XIXᵉ siècle. Fils d’Albert John Tacey (1901–1998), poissonnier, et de Rita Mary Connelly (1904–1984), il grandit dans une famille nombreuse solidement ancrée dans la communauté catholique de Bay City. Les recensements des années 1930 le situent encore à Hampton, au cœur d’un milieu ouvrier et familial très soudé.
Le 12 juillet 1946, au Michigan, Bernard épouse Blanche Weishun (1921–2013), une jeune femme issue elle aussi d’un enracinement local fort. Leur union s’inscrit dans l’après‑guerre, au moment où la région de Bay City connaît un essor industriel et démographique important. Ensemble, ils fondent une famille de deux fils : Mark Tacey (1950–2025) et Carl William Tacey (1951–2017), poursuivant ainsi la présence durable de la lignée Tacey dans le Michigan.
Bernard passe toute sa vie dans le comté de Bay, où il demeure une figure discrète mais stable de cette branche américaine des Tessier/Tacey. Il s’éteint le 24 décembre 2003 à Essexville, à l’âge de 80 ans. Blanche lui survit près de dix ans, décédant en 2013, témoignant d’une longue vie partagée au sein de leur communauté.
Bernard Joseph TESSIER
In Loving Memory
Our father and friend, Bernard Tessier passed away peacefully with family by his side on May 17, 2026, at the age of 84 years. Loving father of Remi Tessier (Sandy), Bernie Tessier (Lindsay) and Lawrence Tessier. Cherished Pépé to Alyssa Smith (Ian), Marc Tessier, Sara Tessier and Megan Tessier. Dear brother to Joyce Mailloux (Ron). Cousin Bernard will also be missed by Norman Tessier (Pat), Frank Dupuis (Cathy), Russell Tessier (Bonnie), Laurence Tessier (Henry), Noble-Lee Valentine (Jason) and Anna-Lisa Reeve (David). Bernard drove transport truck for 42 years, having travelled millions of miles across North America over that time. As an avid motorcyclist and master storyteller, it brought Pépé great joy sharing stories about his past, family and experiences on the open road. Our Pépé, father and friend will be dearly missed by all those who knew him. Rest in peace, until we meet again “partner.” The family would like to extend their heartfelt thanks to the staff on 4 West at Met Campus and the staff and volunteers at Erie Shores Hospice.
Visitation will be held at Melady Funeral Home (572 Notre Dame St. Belle River, ON 519-728-1500) on Wednesday, May 20, 2026, from 6-9 p.m. Parish prayers will be held at 7:30 p.m. The funeral service will be held from the funeral home on Thursday, May 21, 2026, at 10:20 a.m. to St. Simon & St. Jude Church for the funeral mass at 11 a.m. Interment will follow at St. Simon & St. Jude Cemetery. In kindness, memorial donations to Erie Shores Hospice would be appreciated. Online condolences may be left at www.meladyfuneral.ca
lundi 25 mai 2026
Napoléon TESSIER et Herméline ROBERT
Stukely (canton de Eastman), Estrie
Né le 17 avril 1857 dans le canton de Stukely, au cœur de ce territoire encore jeune des Cantons-de-l’Est, Napoléon Tessier est le fils du cultivateur Paschal Tessier et de Théotiste Bousquet. Il grandit dans un milieu rural où la terre, les saisons et la débrouillardise façonnent le quotidien. Très tôt, il se tourne vers un métier essentiel dans les villages de l’époque : forgeron, un artisan indispensable aux fermes, aux chantiers et aux transports.
Le 15 novembre 1881, à Stukely, il épouse Herméline Robert, âgée de 30 ans, fille de Jean-Baptiste Robert et Edwidge Gagnon. Leur union s’inscrit dans un canton en pleine structuration, où les familles francophones s’établissent durablement et contribuent à la vitalité agricole et artisanale de la région.
Herméline donne naissance à cinq enfants, dont les trajectoires illustrent bien les mouvements migratoires du début du XXᵉ siècle.
Deux fils quittent le Québec pour les États-Unis :
Eugène, établi au Massachusetts,
Joseph-Louis, installé au New Hampshire.
Les trois autres enfants demeurent dans les Cantons-de-l’Est, perpétuant l’enracinement local des Tessier et des Robert dans cette région de collines, de lacs et de petites communautés soudées.
Après une vie de travail, de famille et de présence active dans son milieu, Napoléon Tessier s’éteint le 12 novembre 1935. Il est inhumé trois jours plus tard dans le cimetière de Stukely, là même où s’est déroulée toute son existence. Sa vie de forgeron, au service de sa communauté, laisse l’image d’un homme utile, respecté et profondément ancré dans l’histoire locale.
samedi 23 mai 2026
Victor Tessier et Éléonore BÉLANGER
Résidents de Boileau, Outaouais
Né au tournant du XXᵉ siècle, Napoléon Tessier appartient à la lignée des Tessier de l’Outaouais, une famille solidement enracinée dans les communautés rurales de la région. Cultivateur de métier comme tant d’hommes de son époque, il grandit dans un environnement où la terre structure la vie quotidienne, les saisons dictent le rythme du travail et la solidarité entre voisins demeure essentielle.
Éléonore Bélanger, née en 1900 de Joseph Bélanger et Agnès Léonore Desjardins, grandit dans une fratrie nombreuse marquée par la simplicité des milieux ruraux et la force des liens familiaux. Elle appartient à ces femmes de l’Outaouais dont la vie, discrète mais essentielle, soutient la maisonnée, la paroisse et la communauté. Elle survivra longtemps à son mari, s’éteignant en 1988 à Sudbury, à l’âge de 88 ans .
Le 18 août 1919, à Boileau, Napoléon et Éléonore unissent leurs destinées. Leur mariage s’inscrit dans une période de reconstruction après la Première Guerre mondiale, alors que les villages de l’Outaouais reprennent leur souffle et que les familles bâtissent l’avenir avec courage et ténacité. Ensemble, ils fondent une famille nombreuse — marque caractéristique des Tessier — où se succèdent Hector (1921), Aurore (1924–1929), un enfant décédé en bas âge (1925), Émile, Fernand, Raymond, Simone, Gérald, Roger (1933–2013), Alcide (1929–2008), Aurèle (1936–2026) et d’autres encore mentionnés dans les archives familiales .
La vie du couple se déroule principalement après 1919 dans le nord de l'Ontario, région de Kapuskasing, où les familles vivent au rythme des travaux agricoles, des rassemblements paroissiaux et des entraides de voisinage. Éléonore, marraine à plusieurs reprises dans la parenté, laisse l’image d’une femme présente, fiable et respectée dans son milieu.
Jean-Yves TESSIER
Il laisse dans le deuil, son épouse Irène, son fils Richard, ses petits-enfants, Mélanie (Maxime) et Patrick (Élie), ainsi que ses arrière-petits-enfants : Charles-Olivier, Amélia et Raphaël.
Il est allé rejoindre sa fille Marjolaine, partie trop tôt.
Détail des funérailles
Exposition
Église de Saint-Zénon
6161, rue Principale, Saint-Zénon (QC) J0K 3N0
Le 28 février 2026 de 13:00 à 15:00
Cérémonie
Église de Saint-Zénon
6161, rue Principale, Saint-Zénon (QC) J0K 3N0
Le 28 février 2026 de 14:00 à 15:00
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Arbre généalogique
Richard TESSIER
Il laisse dans le deuil sa mère, Irène, ses neveux et nièces, ainsi que ses oncles et tantes.
La famille recevra vos condoléances à l’église de Saint-Zénon, selon les détails indiqués ci-dessous.
Une messe suivra à 14 h, puis l’inhumation aura lieu au cimetière.
L’inhumation de Jean-Yves aura également lieu à ce moment.
Détail des funérailles
Exposition
Église Saint Zénon
616, rue Principale, Saint-Zénon (QC) J0K 3N0
Le 30 mai 2026 de 13:30 à 14:00
mardi 12 mai 2026
Guy TESSIER
La communauté pleure la perte de Guy Tessier (Gatineau, Québec). Guy a quitté ce monde le 1 mai 2026, laissant derrière un héritage indélébile. Parents et amis peuvent, s'ils le veulent, envoyer des fleurs et/ou allumer une bougie pour montrer leur respect à Guy Tessier. Vous pouvez laisser un message de sympathie dans la section ci-bas pour exprimer votre soutien.
Il a été précédé dans la mort par : ses parents, Charles Auguste Tessier et Jeanne Barre; ses frères, Maurice, André, Gérald et Claude; et sa soeur Claire.
Il laisse dans le deuil : son épouse Suzanne Séguin; ses fils, Roch et Stéphane; ses petit-enfants, Vincent et Zoé; son frère Pierre; et ses soeurs, Lise (feu Claude) et Suzanne (Gaétan). Il laisse également dans le deuil plusieurs beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces et cousin (e) s.
Une visite de condoléances aura lieu le samedi 13 juin 2026 à 1:15 PM à la Coopérative Funéraire de L'Outaouais (750 Boulevard Maloney E, Gatineau, QC J8P1G4). Un service funéraire aura lieu le samedi 13 juin 2026 à 2:00 PM au même endroit.
lundi 11 mai 2026
Max TESSIER
Max Tessier, 102, of Washington, Illinois, passed away at 2:39 am on Wednesday, May 6, 2026, at the Apostolic Christian Home-Roanoke, surrounded by his family.He was born on June 6, 1923, in Berwick, Illinois, the son of Ezra and Grace Stevenson Tessier. He married Belva Combs on January 9, 1943, in London Mills. Belva passed away on June 9, 2016. He was also preceded in death by his parents, one brother, Dean Tessier; one half-brother, Dale Tessier; and one sister, Audrey Rudloff.
Surviving family members include one son, H. Wayne (Janice) Tessier of Morton, IL; four daughters, Marilyn (Dale) Martin of Winston-Salem, NC; Connie (Keith) Hohulin and Phyllis (Jim) Stewart, both of Cumming, GA; and Kathryn (Scott) Ehrsam of Washington, IL. The family includes nine grandchildren, 14 great-grandchildren, and one great-great-grandson. Also surviving are two half-siblings, Loren Tessier of London Mills, IL and Judy Anderson of Galesburg, IL, several nieces, nephews, cousins and his best friend, Audrey Kochendorfer.
Max graduated from London Mills High School in 1941 and then began attending Western Illinois University. His college studies were interrupted at the end of 1942, when he was drafted into the Army Air Corps (now the US Air Force) to serve in WWII. He and Belva spent the first few months of their marriage preparing for Max to be shipped overseas. Max served in the South Pacific as a Company Clerk; he made many lifelong friends through his service and was proud to serve his country.
Upon his discharge from the service, Max returned to university, this time at the University of Illinois. Max received a degree in Education and taught Agriculture; his first year of teaching was in Bath, IL, and he moved for his second year to Easton, IL, where he remained for 11 years. During his time in Easton, Max pursued and received a Master's Degree in Education Administration. In 1960, Max moved his family to Roanoke, IL, where he taught for 3 years before becoming the principal at Roanoke-Benson Jr. High. He remained in Roanoke until 1969, when he accepted the job as Superintendent of Schools in Pecatonica, IL.
Max retired for the first time in 1978, at which time he and Belva moved to Washington, IL, where he remained until January of 2025. After his first year of retirement, Max had the opportunity to return to his favorite job, teaching. In 1979, he began teaching at Metamora High School; in addition to teaching Ag, he also taught Electricity and Small Engines. He taught until 1989, when he retired for the second time. He continued teaching as a substitute into his 80's - he loved being a teacher! Not only was it a rewarding career, it also created lifelong friendships with teachers, administrators and students alike.
In addition to teaching, Max was active at St. Mark's Lutheran Church in Washington, where he served on the board for several terms as President of the Board, as well as serving as a deacon in the church. He was active in the VFW, the American Legion, and Rotary International. He drove for Meals on Wheels and volunteered in several community groups. In 2005, Max was named Good Neighbor of the Year in Washington and in 2025, Veteran's Day was proclaimed as 'Max S Tessier Day' in Washington.
Max lived his life for God, his family and serving others - a wonderful example for us all.
Visitation will be on Wednesday, May 13, 2026, from 4 pm to 7 pm at Mason-White Funeral Home. Max's funeral service is scheduled for 11 am on Thursday, May 14, 2026, with an one hour visitation preceding at 10 am, at St. Mark's Lutheran Church in Washington; Pastors Jen Beamsley and Dick Hanson will be officiating. A luncheon will be served immediately after the service in The Gathering Room at St. Mark's. Following the service, cremation will take place, and his remains will be buried at West Midway Cemetery in London Mills, IL at a later date. In lieu of flowers, memorial donations can be made to St. Mark's Lutheran Church or VFW Post 9016 in Washington. Mason-White Funeral Home in Washington has been entrusted with the arrangements. To share a memory or send a condolence to his family, visit www.masonfuneralhomes.com.
Prosper TESSIER et Henriette Ducharme
Nés au cœur du XIXᵉ siècle canadien‑français, Prosper Tessier et Henriette Charron dite Ducharme appartiennent à cette génération de familles pionnières qui ont quitté le Québec pour s’établir dans les régions frontalières de l’Ontario et du Michigan. Issus de lignées enracinées dans la vallée du Saint‑Laurent depuis le XVIIᵉ siècle, ils portent avec eux la mémoire des premiers colons et l’esprit d’entreprise des Canadiens français en quête de nouvelles terres.
Vers le milieu des années 1850, le couple s’installe à St‑Joseph, sur les rives du lac Huron, où naît leur fils Prosper Henry Tessier (Tacey) en 1855. Peu après, ils rejoignent Bay City, Michigan, alors en pleine expansion grâce à l’industrie du bois et à l’ouverture de terres agricoles. C’est dans ce contexte que le patronyme Tessier s’anglicise progressivement en Tacey, reflet de l’adaptation culturelle des familles canadiennes‑françaises à leur nouvel environnement.
Prosper et Henriette incarnent la transition entre deux mondes : celui des paroisses rurales du Bas‑Canada et celui des communautés francophones de la frontière américaine. Leur descendance, nombreuse, s’intègre à la vie économique et religieuse de Bay City, tout en conservant la fierté de ses origines québécoises.
Leur héritage se perpétue à travers leurs enfants et petits‑enfants, dont plusieurs ont contribué à la vitalité de la communauté catholique locale. Par leur parcours, Prosper et Henriette illustrent la résilience et la continuité d’une identité franco‑canadienne au-delà des frontières.
Michel TESSIER et Rose Bélinge
Le 10 janvier 1826, à Saint‑Timothée, il épouse Rose Bélinge, alors âgée de 18 ans. Le couple s’établit dans la région et y voit naître quatorze enfants, témoignant d’une implantation familiale solide dans la Montérégie.
Lors des troubles de 1837‑1838, Michel Tessier se trouve entraîné dans les événements qui secouent la région de Saint‑Constant. Le 3 novembre 1838, des Patriotes y désarment les Volontaires, puis une fusillade éclate à la rivière à la Tortue, faisant un mort (Aaron Walker) et un blessé (Vitty). Le lendemain, près de 200 Patriotes se rassemblent sous le commandement de Médard Hébert, avant de rejoindre le grand camp de Napierville. Dans ce climat de tension, Michel Tessier est arrêté pour participation aux émeutes et demeure emprisonné à Montréal jusqu’au 2 février 1839. Comme plusieurs artisans et cultivateurs de la région, il semble avoir été entraîné dans le mouvement davantage par solidarité locale que par engagement idéologique structuré.
Après ces événements, la famille Tessier poursuit sa vie en Montérégie jusqu’au décès de Rose Bélinge, survenu neuf ans avant le départ de Michel pour les États‑Unis. Veuf, il quitte finalement le Bas‑Canada avec certains de ses enfants pour s’établir dans le sud de l’Illinois, à Villa Ridge, une petite localité agricole située entre Cairo et Anna. Ce déplacement s’inscrit dans le vaste mouvement d’émigration canadienne‑française vers le Midwest américain au milieu du XIXᵉ siècle, motivé par la recherche de terres, de travail et d’un nouveau départ.
Michel Tessier meurt à Villa Ridge le 10 octobre 1870 et repose dans le cimetière local. Son parcours, marqué par le métier de forgeron, une large descendance, un épisode politique mouvementé et une migration tardive vers les États‑Unis, illustre la trajectoire complexe de nombreux Canadiens français de sa génération, pris entre les remous de l’histoire et les nécessités de la vie familiale.
Suzanne TESSIER
1950 - 2026
Suzanne Tessier
1Gratuit
Exprimez votre sympathie
dimanche
31
mai
2026
Cérémonie
10 h 00 à 11 h 30
Pavillon Lavérendrye
1369, boul. La Vérendrye Ouest
Gatineau QC J8T 8K2
Canada
819 568-2425 (8 h - 11 h 45 / 12 h 45 - 17 h)
1-800-340-2425
info@cfo.coop
C’est avec le cœur lourd que nous vous annonçons le décès madame Suzanne Tessier décédé le 26 avril 2026 à l’âge de 76 ans. Elle était la fille de feu Aldège Tessier et de feu Anita Marcil. Elle laisse dans deuil ses trois enfants Stéphane (Chantal), Janick (Richard) et Maryse. Elle laisse également ses petits-enfants Alexandre, Williams, Christopher, Karine, Valérie, Émilie, Nathan et Kamille ainsi que son arrière-petite-fille Charlotte. Elle manquera aussi profondément à ses frères et sœurs Lise, Roger, Gilles et Carole de même qu’à plusieurs parents, amies et proches.
Une célébration de sa vie, en présence des cendres, aura lieu le dimanche 31 mai 2026 à 10 h à la COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE L’OUTAOUAIS située au 1369, boul. La Vérendrye Ouest à Gatineau.
La famille recevra les condoléances à compter de 9 h 15.
Son souvenir restera gravé dans le cœur de tous ceux qui l’ont connue et aimée.
Vos messages de condoléances peuvent être envoyés à www.cfo.coop
lundi 4 mai 2026
Édouard TESSIER et Béatrice BESSETTE
Né en 1861 à Sainte‑Élisabeth, puis établi très tôt à Saint‑Félix‑de‑Valois, Édouard Tessier appartient à une lignée de cultivateurs profondément enracinés dans la région. Issu d’une famille nombreuse, il grandit dans un milieu où le travail de la terre, la solidarité familiale et la vie paroissiale structurent le quotidien. C’est dans ce même univers rural qu’il rencontre Béatrice Bessette, née en 1864, elle aussi issue d’une famille établie de longue date dans Lanaudière.
Le couple se marie dans les années 1880, au moment où Saint‑Félix‑de‑Valois connaît une croissance marquée par l’ouverture de nouvelles terres et l’essor des petites industries locales. Édouard travaille comme cultivateur, un métier exigeant qui demande une présence constante aux champs et aux bâtiments de ferme. Béatrice, comme la plupart des femmes de son époque, assure la gestion du foyer, l’éducation des enfants et une part importante des travaux agricoles saisonniers.
Leur vie conjugale est brève mais féconde : ils élèvent plusieurs enfants, inscrivant leur famille dans la continuité des grandes lignées Tessier et Bessette. La destinée d’Édouard est toutefois marquée par une fin prématurée : il meurt en 1897, à seulement 36 ans, laissant Béatrice veuve avec de jeunes enfants à charge. Comme beaucoup de femmes rurales de la fin du XIXᵉ siècle, elle doit alors maintenir l’équilibre familial en s’appuyant sur le réseau de soutien de la paroisse et de la parenté.
L’histoire d’Édouard et Béatrice reflète la réalité de nombreuses familles lanaudoises de cette époque : une existence centrée sur la terre, la famille et la communauté, marquée par la résilience face aux épreuves et par la transmission d’un héritage durable à leurs descendants.
André TESSIER et Rachel RAINVILLE
Né au cœur rural de Saint‑Félix‑de‑Valois vers le milieu du XIXᵉ siècle, André Tessier appartient à cette génération de cultivateurs et journaliers lanaudois dont la vie oscille entre les terres familiales et les nouvelles possibilités économiques offertes par l’industrialisation. Il épouse Rachel Rainville, née elle aussi à Saint‑Félix‑de‑Valois, issue d’une lignée profondément enracinée dans la région. Ensemble, ils forment un foyer typique du Québec rural d’avant 1900 : travail acharné, solidarité familiale et mobilité dictée par les besoins économiques.
Le couple élève une famille nombreuse, mais leur trajectoire prend un tournant décisif dans les années 1880–1890, alors que des milliers de Canadiens français quittent les campagnes pour les manufactures de la Nouvelle‑Angleterre. Après la naissance de leurs premiers enfants à Saint‑Félix‑de‑Valois, André et Rachel suivent ce mouvement migratoire massif et s’installent à Holyoke, Massachusetts, un centre industriel en pleine expansion. C’est là que naissent leurs cinq derniers enfants, dont Raymond Tessier (1889), symbole de cette transition entre deux mondes.
À Holyoke, André travaille comme journalier d’usine, un emploi exigeant mais stable, tandis que Rachel assure la cohésion familiale dans un environnement urbain nouveau et souvent déroutant. Leur parcours illustre parfaitement l’expérience des familles canadiennes‑françaises expatriées : attachement aux racines, adaptation aux réalités américaines et transmission d’une identité culturelle forte malgré l’éloignement.
Leur vie, partagée entre Lanaudière et la Nouvelle‑Angleterre, témoigne d’une génération qui a façonné deux territoires à la fois — la paroisse d’origine et la ville industrielle d’accueil — laissant une descendance solidement implantée de part et d’autre de la frontière.
Claude TESSIER
1932 - 2026
Saint-Jérôme
À Saint-Jérôme, le 26 avril 2026, à l’âge de 93 ans, est décédé M. Claude Tessier, époux de feu Mme Aline Desjardins.
Il laisse dans le deuil ses enfants Sylvain (Ginette Drouin), Céline (Alain Leblanc) et Yvan (Linda Richard), ses petits-enfants Sophie, Karine, Mélanie, Catherine, Stéphanie, Julie et Nicolas, ses arrière-petits-enfants Xavier, Thomas, Mélodie, Kelly-Anne, Ludovick, Océanne, Coralie, Charlotte, Évelyne, Lyvia, Mylana, Théo, Loïk et Juliette, sa sœur Lise, son frère Laurent, ses beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.
La famille recevra les condoléances le dimanche 17 mai 2026 de 13h à 16h au salon de la
MAISON FUNÉRAIRE TRUDEL INC.
SECTEUR SAINT-ANTOINE
801, Boul. des Laurentides, J7Z 3E6
www.maisontrudel.com
Une cérémonie aura lieu ce même dimanche, à 16h, au salon.
L’inhumation aura lieu le samedi 23 mai 2026 à 13h au Cimetière de Saint-Jérôme.
Sincères remerciements à la résidence Les Retrouvailles ainsi qu’au département de gériatrie de l’Hôpital de Saint-Jérôme pour les petites attentions et la qualité des soins reçus.
Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l’Hôpital de Saint-Jérôme : https://fondationhopitalsaint-jerome.org/
jeudi 30 avril 2026
6 vocations religieuses
Dans les campagnes tranquilles de Lanaudière, là où les saisons rythmaient la vie et où les clochers donnaient la mesure du temps, Alphonse Lavallée et Marie‑Anne Tessier formèrent un foyer qui allait marquer leur paroisse bien au‑delà de leur propre existence. Ils n’avaient rien d’extraordinaire en apparence : un couple de cultivateurs, travailleurs, enracinés dans la terre et dans la foi. Pourtant, leur maison, toujours ouverte, devint un lieu où se mêlaient rigueur, tendresse et une profonde confiance en la Providence.
De leur union naquirent dix enfants, une fratrie animée, solidaire, habituée aux travaux du rang comme aux longues veillées près du poêle. Mais ce qui étonna les voisins — et fit parler jusque dans les presbytères — fut la vocation qui germa chez plusieurs d’entre eux. Six, au total, choisirent la vie religieuse : un fils entre chez les frères, cinq filles chez les sœurs. On disait alors que la maison Lavallée‑Tessier était « bénie », que la prière y circulait comme un souffle naturel, sans ostentation.
Marie‑Anne, femme douce mais ferme, avait l’art de transmettre la paix intérieure. Alphonse, lui, croyait que servir Dieu ou servir la terre revenait au même, pourvu qu’on le fasse avec droiture. Ils n’encouragèrent jamais leurs enfants autrement qu’en leur disant : « Suivez ce qui vous rendra bons et utiles. » Et les enfants suivirent chacun leur chemin, certains vers les communautés, d’autres vers la vie familiale, mais tous portés par ce même sens du devoir et de la générosité.
Avec les années, la maison se vida peu à peu, mais jamais le cœur du couple. Les lettres des fils et des filles en religion arrivaient régulièrement, pleines de gratitude et de récits de missions, d’écoles, d’hôpitaux. Alphonse les lisait à voix haute, Marie‑Anne les repliait soigneusement dans une boîte de bois qu’elle gardait dans le buffet.
Quand ils quittèrent ce monde, on se souvint d’eux comme d’un couple simple, mais dont la vie avait rayonné loin au‑delà des limites du rang. Leur héritage n’était pas seulement une terre bien tenue : c’était une famille offerte, un souffle de foi et de service qui avait traversé les générations.
mercredi 15 avril 2026
Jeanette TESSIER
Jeanette Tessier
Northfield, MA - Jeanette M. Tessier of Northfield, MA, died April 9, 2026 at the age of 87, in Greenfield, MA. Jeanette was born in Chicopee, MA, December 3, 1938, the daughter of Camille and Beatrice Morin. Jeanette married her late husband Gerald, November 26, 1960 and spent their life together of 44 years in Northfield raising their 4 children. Jeanette was a college graduate.
Jeanette was a beloved third grade teacher at Holy Trinity in Greenfield, MA for many years. She then worked for Cooley Dickinson Hospital. She took early retirement to care for her husband. After his death she worked for the Northfield Senior Center.
Jeanette loved gardening, her quilting club trips to Cape Cod every year and especially enjoyed her walks with her dear friends Martha and Barbara. She loved playing bridge with her friends, playing piano and singing. Jeanette was very active in her community that she loved.
She is survived by three sons, Michael and his wife Tina of Florida, Donald and his wife Susan of Northfield, Patrick and his wife Gloria of South Carolina, one daughter, Michelle of Vermont, five grand children, Paula Koogan, Anthony Teassier, Michael King, Eliza Martin, Joseph Martin, four great grand children, several nieces and nephews and her beloved kitty Mittens. She was predeceased by her brother George and sister Claire.
The family would like to thank Greenfield Rehab and Hospice for their loving care of Jeanette.
Donations in her memory can be made to one's choice.
There will be calling hours Friday, April 17, 2026 from 9:00 A.M. - 10:30 A.M. at the Kidder Funeral Home, 1 Parker Ave, Northfield, MA. Followed by a Mass of Christian burial at 11:00 A.M. at St. Patricks Church, Main St., Northfield, MA. Father Paul Bombadier will officiate.
Kidder Funeral Home, 1 Parker Ave, Northfield, MA is assisting the family with arrangements.
To plant trees in memory, please visit the Sympathy Store.
Published by The Recorder on Apr. 15, 2026.
lundi 13 avril 2026
Augustin TESSIER, prêtre-curé
Né le 29 août 1803 à Pointe‑aux‑Trembles, Auguste Tessier est ordonné prêtre le 17 juin 1827 à l’église Saint‑Jacques de Montréal. Ses premières années de ministère se déroulent comme vicaire à Saint‑Roch‑de‑l’Achigan (1827), Varennes (1829), puis de nouveau à Saint‑Roch (1831). Le 26 septembre 1832, il est nommé curé de Saint‑Mathias, où il prend officiellement possession de la cure le 8 octobre.
Son pastorat y est rapidement marqué par des tensions locales. En juillet 1833, les marguilliers décident d’interdire les inhumations sous l’église, les émanations des corps non embaumés étant jugées dangereuses. Parallèlement, les habitants du secteur du chemin des cinquante‑quatre contestent divers aspects de la vie paroissiale, ce qui perturbe sensiblement son ministère.
Le 13 mai 1836, la création du diocèse de Montréal place Saint‑Mathias sous la juridiction de Mgr Jean‑Jacques Lartigue. Comme plusieurs curés de la vallée du Richelieu, l’abbé Tessier traverse ensuite les inquiétudes de l’insurrection de 1837. Bien qu’il demeure fidèle aux mandements épiscopaux, sa sympathie envers les aspirations d’une partie de ses paroissiens est relevée dans une déposition de l’époque, où on lui reproche d’avoir fait chanter une messe « pour les patriotes ».
Le 2 septembre 1838, il échange sa charge avec le curé de Saint‑Constant. Il poursuit ensuite son ministère comme vicaire à Lavaltrie (1840) puis à Saint‑Luc (1841). C’est dans cette dernière paroisse qu’il meurt prématurément, le 4 octobre 1842, à seulement 39 ans, laissant l’image d’un prêtre zélé, parfois pris dans les remous politiques et sociaux de son temps.
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