lundi 16 mars 2026

Raymond TESSIER et Anita BEAUCHAMP

 


Comme tant d’autres familles canadiennes françaises à la fin du XIXᵉ siècle, les Tessier quittent le Québec pour les États‑Unis, attirés par les emplois stables qu’offrent les filatures et les manufactures de la Nouvelle‑Angleterre. C’est dans ce contexte de transition que naît Raymond Tessier, le 29 août 1889, à Saint‑Félix‑de‑Valois. Il est le fils d’André Tessier et de Rachel Rainville, et le septième enfant d’une fratrie dont les cinq derniers verront le jour à Holyoke, au Massachusetts, après l’installation définitive de la famille vers 1890 .


Raymond grandit ainsi dans un milieu ouvrier en pleine effervescence, au cœur d’une communauté canadienne française très soudée. Le 10 septembre 1913, à Holyoke, il épouse Anita Beauchamp, fille d’Henri Beauchamp et de Louise Robert. Tous deux ont 24 ans au moment de leur union, célébrée peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale .

Comme beaucoup d’hommes de sa génération établis en Nouvelle‑Angleterre, Raymond travaille comme journalier dans une usine, contribuant à la prospérité de sa jeune famille. Le couple élève plusieurs enfants à Holyoke, où ils demeurent durant plusieurs décennies.

La famille Tessier-Beauchamp se compose de 6 enfants: Gérald, Henry, Marguerite, Grace, Paul et Louise(religieuse).

Raymond meurt le 26 juillet 1977. Anita, sa femme, l'avait précédée huit ans plus tôt, en 1969.

Dosithé TESSIER et Marie TAILLEFER

Natif de la rive nord de Montréal, Dosithé Tessier voit le jour le 9 mars 1836 à Saint‑Eustache, au sein d’une famille nombreuse où il occupe la place de patriarche parmi douze enfants. Fils de Pierre Tessier dit Lavigne et de Catherine Jamme dite Carrière, il grandit dans un milieu rural où le travail de la terre façonne les vies et les caractères. Comme son père avant lui, Dosithé devient fermier, puis journalier selon les nécessités du moment, notamment après son installation à Sainte‑Agathe‑des‑Monts.

Il épouse Marie Taillefer, fille de Louis Taillefer et de Marie Glass, le 24 septembre 1861 à Saint‑Sauveur‑des‑Monts. Le couple mène une vie marquée par les déplacements à travers les jeunes paroisses des Laurentides — Sainte‑Agathe‑des‑Monts, Saint‑Hippolyte, Saint‑Sauveur‑des‑Monts, Saint‑Benoît et Oka — où naîtront leurs douze enfants. Cette mobilité témoigne à la fois des réalités économiques de l’époque et de la vitalité des communautés en formation.

La famille est frappée durement en 1891 : Marie Taillefer meurt prématurément le 1ᵉʳ mai, à seulement 50 ans, laissant encore trois enfants à la maison. Après deux années de veuvage, Dosithé refait sa vie avec Marie‑Louise Brisebois, veuve de François Minjaki, un Autochtone de la région. Ils s’unissent le 23 octobre 1893 à l’église d’Oka, où Dosithé terminera ses jours.

Il s’éteint à Oka le 29 avril 1908, laissant derrière lui une vaste descendance et l’empreinte discrète mais durable de ces pionniers qui ont façonné les Laurentides. 

mardi 10 mars 2026

Paul TESSIER

Paul Tessier Obituary
Visit the Phaneuf Funeral Homes & Crematorium - Hanover Street website to view the full obituary.
Paul G. Tessier, a devoted husband, father, and grandfather, passed away at home on March 8, 2026, at the age of 80. Born on December 25, 1945, in Manchester, NH, Paul resided in Manchester for most of his life. Paul worked at Public Service Company of NH for many years, where he met his loving wife, Connie.

Throughout his life, Paul was known for his kind, thoughtful, and loving nature. He was a proud family man who cherished every moment spent with his loved ones. Paul and Connie were married for 49 wonderful years. They raised two beautiful children, Marie Engel and Paul Tessier, who brought joy and pride to Paul’s life. His grandson, Dominic Engel, was particularly special to him, and Paul loved him immensely.

In addition to the joys of family, Paul found happiness in simple pleasures. He loved spending weekends on long drives to the ocean, especially along the captivating coasts of New Hampshire and Maine. These moments were some of his favorites.

Paul is survived by his loving wife, Connie Tessier; his daughter, Marie Engel; his son, Paul Tessier; and his grandson, Dominic Engel. He was preceded in death by his mother, Gertrude (Martel) Tessier, and his father, Armand Tessier.

Paul G. Tessier will be laid to rest privately at Mt. Calvary Cemetery in Manchester, NH.

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Arbre généalogique
Paul Tessier
10. Armand Tessier et Gertrude Martel
9. Léon Alphonse Tessier et Alida Perreault
8. Charles Frédéric Tessier et Anna Olivier
7. Charles Tessier et Théotiste Plouffe
6. Joseph Tessier et Marie-Françoise Mercier
5. Jean-Baptiste Tessier et Marie Chodillon
4. Jean-Baptiste Tessier et Marie-Catherine Janot
3. Joseph Tessier et Marie Cusson
2. Jean-Baptiste Tessier et Élisabeth Renaud
1. Urbain Tessier et Marie Archambault
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Maxime TESSIER et Joséphine ROY

Sixième enfant de Jean‑Baptiste Tessier et Isabelle Marion, Maxime Tessier naît le 3 juin 1848 sur l’île‑du‑Grand‑Calumet, au cœur de l’Outaouais pionnier. Issu d’une famille nombreuse habituée aux travaux de la terre et aux exigences de la forêt, il grandit dans un milieu où l’autonomie et la débrouillardise sont essentielles.

À l’âge adulte, comme tant d’autres Canadiens‑français attirés par les chantiers et les nouvelles terres du Nord ontarien, Maxime s’établit à Warren, près de Sudbury. C’est là qu’il épouse, le 11 juin 1909, Joséphine Roy, fille de Bernard Roy et Marie Dagenais. Autour de leur table, vers 1930, se rassemblent les onze enfants du couple, témoins d’une vie familiale dense et laborieuse.

Travailleur de la terre et de la forêt, Maxime incarne cette génération qui a façonné les communautés francophones du Nord. Il s’éteint le 7 juin 1941 et repose au cimetière de Warren.
 

Onésime TESSIER et Scholastique COUTU


 Deux ans après la naissance du Canada moderne, le 27 juillet 1869, Onésime Tessier, 22 ans, unit sa vie à celle de Scholastique Coutu, 19 ans, dans la paroisse rurale de Saint‑Félix‑de‑Valois. Lui est le fils de François Tessier et Désirée Geoffroy; elle, la fille de Pierre Coutu et Angèle Provost. Tous sont cultivateurs, enracinés dans cette terre lanaudoise où les familles se transmettent savoir-faire et endurance.


Installé sur une ferme du village, le jeune couple bâtit son foyer au rythme des saisons et voit naître quatre enfants, dont un seul fils pour porter le nom Tessier. Leur vie s’écoule dans la continuité du monde rural traditionnel, marqué par le travail de la terre et la solidarité paroissiale. Scholastique s’éteint le 17 décembre 1930; Onésime la suit douze ans plus tard, le 7 février 1942, laissant derrière eux une lignée solidement ancrée dans Saint‑Félix‑de‑Valois.

lundi 9 mars 2026

Joseph TESSIER et Blanche GERVAIS

 Né le 29 août 1893 à Saint‑Théodore‑d’Acton, en Montérégie, Joseph Tessier grandit dans une famille instruite et respectée : son père, Henri Tessier, est notaire public et écuyer, tandis que sa mère, Malvina St‑Germain, appartient à une lignée rurale solidement établie. Baptisé deux jours après sa naissance, Joseph passe son enfance dans un Québec encore profondément agricole, mais déjà traversé par les aspirations de modernité.


En 1906, la famille quitte le Québec pour s’établir dans l’Ouest canadien, suivant le vaste mouvement de colonisation encouragé par le gouvernement fédéral. Joseph a alors treize ans. Il découvre les grandes plaines de l’Alberta et de la Saskatchewan, territoires neufs où tout reste à bâtir. En 1916, on le retrouve à Battle River, Alberta, vivant encore avec ses parents, selon le recensement canadien .

Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, Joseph est en âge d’être enrôlé, mais son mariage imminent l’exempte de service militaire, comme c’était le cas pour de nombreux jeunes hommes mariés ou sur le point de l’être. Le 16 juillet 1917, à Estevan, en Saskatchewan, il épouse Blanche Gervais, âgée de dix-neuf ans, fille de Léon Gervais et Paméla Vachon. Ensemble, ils forment une famille nombreuse, typique de l’époque : dix enfants naîtront de cette union, bâtissant une lignée Tessier‑Gervais solidement enracinée dans les Prairies.

Joseph poursuit sa vie dans l’Ouest, témoin de la transformation rapide de ces provinces : l’essor agricole, l’arrivée du chemin de fer, puis l’urbanisation progressive. Il s’éteint en 1982, à Edmonton, en Alberta, à l’âge de 89 ans . Son parcours, marqué par l’exode vers l’Ouest et la fondation d’une grande famille, incarne l’une des grandes trajectoires canadiennes-françaises du XXᵉ siècle : celle de pionniers qui ont quitté le Québec pour ouvrir de nouveaux horizons, tout en préservant leur langue, leur foi et leur solidarité familiale.

Oscar TESSIER et Robéa ROBILLARD



 À l’aube d’un siècle bouleversé, alors que l’Europe glisse lentement vers la guerre de 1914, la paroisse de Saint-Félix-de-Valois, au cœur de la région lanaudoise, demeure un havre de calme rural. C’est dans cette atmosphère encore paisible qu’en septembre 1913, Oscar Tessier, cultivateur, unit sa destinée à Robéa Robillard, jeune femme de vingt ans issue des familles Robillard et Desrosiers, solidement enracinées dans la région.


Né le 6 février 1883 à Sainte-Élisabeth, Oscar est le fils d’Édouard Tessier, cultivateur, et d’Éliza Gervais, deux lignées rurales nombreuses et solidaires. Baptisé le jour même, il grandit dans un univers où la terre structure la vie quotidienne, où les familles s’entraident et où l’Église rythme les saisons.

Le couple qu’il forme avec Robéa est de ceux qui marquent une paroisse : une famille prolifique de quinze enfants, née entre 1914 et 1932, témoignant à la fois de la vigueur des familles canadiennes-françaises de l’époque et de la résilience nécessaire pour élever une telle maisonnée dans un Québec encore largement agricole. Les Tessier deviennent ainsi l’une de ces familles-piliers qui façonnent la mémoire locale.

Cultivateur toute sa vie, Oscar incarne cette génération d’hommes attachés à la terre, travaillant sans relâche pour assurer la subsistance des leurs. La mort frappe durement en 1953, lorsque Robéa s’éteint, laissant Oscar veuf après quarante ans de vie commune. Il lui survit sept années, jusqu’à son décès le 19 février 1960 à Saint-Félix-de-Valois, à l’âge de 77 ans.

Son parcours, simple en apparence, raconte pourtant l’histoire d’un Québec rural en transformation : la fin du monde traditionnel, l’exode des jeunes vers les villes, les grandes familles qui s’éparpillent mais demeurent liées par la mémoire. Oscar laisse derrière lui une descendance nombreuse, enracinée dans Lanaudière, et un héritage familial qui se poursuit aujourd’hui encore.