Né le 22 octobre 1901 à Pembroke, John Tessier est le fils légitime de Joseph Tessier et Adelvina Lévesque, une famille enracinée dans les migrations franco‑ontariennes du début du XXᵉ siècle. Comme plusieurs jeunes hommes de sa génération, il se dirige vers le Nord ontarien, attiré par l’essor minier et les possibilités d’emploi autour de Sudbury.
C’est là qu’il rencontre Marguerite‑Éva Boudreault, née en 1922, fille de Henri Boudreault et Berthe Bouliane, issue d’une lignée canadienne-française solidement implantée dans la région. Le couple s’unit le 15 mai 1941 à Sudbury : elle n’a que 19 ans, lui en a 39, un écart d’âge fréquent à l’époque lorsque les hommes s’établissaient professionnellement avant de fonder une famille.
Les Tessier‑Boudreault partagent 48 années de vie commune et élèvent au moins cinq fils, une maisonnée typique des familles francophones du Nord, où la solidarité, le travail et la persévérance façonnent le quotidien. Leur foyer traverse les décennies marquées par l’industrialisation de Sudbury, les transformations linguistiques et culturelles, et l’attachement tenace aux réseaux paroissiaux.
Avant 1990, John s’éteint, laissant Marguerite‑Éva veuve après près d’un demi‑siècle de mariage. Elle refait sa vie avec un anglophone, Gerald Richards, un remariage qui témoigne de l’ouverture croissante entre communautés linguistiques dans la région. Marguerite‑Éva poursuit une longue vieillesse entourée des siens et décède à Sudbury le 25 septembre 2002, à l’âge de 80 ans.


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