Microhistoire de la descendance d'Urbain Tessier, fils, petit-fils et arrière petit-fils
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lundi 23 mars 2026
Esdras TESSIER et Victoria GAGNON
Gédéon LAVIGNE et Adèle ST-DENIS
Dans le cimetière St-Joseph de Monroeville, en Ohio, nous trouvons la pierre tombale de Gédéon Lavigne et son épouse Adèle St-Denis.
Il quitte le Québec avant 1880 en direction du sud ontarien, dans la région de Peterborough, où il épouse Adèle St-Denis, le 4 septembre 1881. Établie dans cette région, Adèle donne naissance à 4 enfants, avant que la famille se dirige vers le Minnesota, plus exactement vers Eveleth, où 8 autres enfants viennent compléter le tableau familial.
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| Blue Bridge, which spans the Huron River |
Moïse TESSIER et Adéline HÉBERT
Armand TESSIER et Gertrude MARTEL
Le 12 octobre 1937, à Manchester, il épouse Gertrude Martel, 25 ans, fille d’Aimé Martel et Mérina Vallières. Leur union, simple et stable, donnera naissance à un seul enfant, Paul, né en 1945, qui perpétuera la branche familiale aux États-Unis.
Armand passe l’essentiel de sa vie en Nouvelle-Angleterre, au cœur de cette diaspora franco-américaine qui a façonné l’histoire ouvrière et culturelle de la région. Il s’éteint le 27 septembre 1972, jour même de son 63ᵉ anniversaire, dans la région de Boston. Gertrude lui survivra neuf années, jusqu’en 1981, refermant ainsi un chapitre discret mais profondément enraciné dans la mémoire des Tessier.
Pierre TESSIER et Louise NAUD
Né le 20 septembre 1802 à Sainte‑Élisabeth, dans la jeune région de Lanaudière encore en plein essor agricole, Pierre Tessier est le fils d’Ignace Tessier et de Marie Roch. Issu d’un milieu de cultivateurs établis depuis plusieurs générations, il grandit dans un environnement où la terre structure à la fois le quotidien et l’identité familiale.
Le 2 octobre 1821, à seulement 19 ans, Pierre épouse à Sainte‑Élisabeth Louise Naud, veuve de Jean‑Baptiste Ménard. Louise, née en 1782 de Joseph Naud et Marie‑Charlotte Masson, a alors 32 ans. Leur union, malgré la différence d’âge, s’inscrit dans une logique communautaire fréquente : assurer la continuité d’une exploitation agricole et offrir stabilité à une veuve. Le couple aura deux fils prénommés Pierre : le premier, né en 1823, meurt en bas âge en 1828; le second, né en 1824, assurera la descendance Tessier.
Louise décède le 4 mars 1837 et est inhumée au cimetière de Sainte‑Élisabeth. Pierre, veuf à 34 ans, demeure seul pendant quatorze ans avant de se remarier. Le 3 mars 1851, à Saint‑Félix‑de‑Valois, il épouse Marie‑Anne Robillard, veuve d’Augustin Croisetière, alors âgée de 55 ans. Elle mourra en 1873.
Pierre Tessier poursuit toute sa vie le métier de cultivateur, enraciné dans la terre lanaudoise. Il s’éteint le 19 juillet 1869 et repose au cimetière de Saint‑Félix‑de‑Valois, laissant derrière lui une lignée solidement implantée dans la région.
lundi 16 mars 2026
Raymond TESSIER et Anita BEAUCHAMP
Comme tant d’autres familles canadiennes françaises à la fin du XIXᵉ siècle, les Tessier quittent le Québec pour les États‑Unis, attirés par les emplois stables qu’offrent les filatures et les manufactures de la Nouvelle‑Angleterre. C’est dans ce contexte de transition que naît Raymond Tessier, le 29 août 1889, à Saint‑Félix‑de‑Valois. Il est le fils d’André Tessier et de Rachel Rainville, et le septième enfant d’une fratrie dont les cinq derniers verront le jour à Holyoke, au Massachusetts, après l’installation définitive de la famille vers 1890 .
Raymond grandit ainsi dans un milieu ouvrier en pleine effervescence, au cœur d’une communauté canadienne française très soudée. Le 10 septembre 1913, à Holyoke, il épouse Anita Beauchamp, fille d’Henri Beauchamp et de Louise Robert. Tous deux ont 24 ans au moment de leur union, célébrée peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale .
Comme beaucoup d’hommes de sa génération établis en Nouvelle‑Angleterre, Raymond travaille comme journalier dans une usine, contribuant à la prospérité de sa jeune famille. Le couple élève plusieurs enfants à Holyoke, où ils demeurent durant plusieurs décennies.
Dosithé TESSIER et Marie TAILLEFER
Il épouse Marie Taillefer, fille de Louis Taillefer et de Marie Glass, le 24 septembre 1861 à Saint‑Sauveur‑des‑Monts. Le couple mène une vie marquée par les déplacements à travers les jeunes paroisses des Laurentides — Sainte‑Agathe‑des‑Monts, Saint‑Hippolyte, Saint‑Sauveur‑des‑Monts, Saint‑Benoît et Oka — où naîtront leurs douze enfants. Cette mobilité témoigne à la fois des réalités économiques de l’époque et de la vitalité des communautés en formation.
La famille est frappée durement en 1891 : Marie Taillefer meurt prématurément le 1ᵉʳ mai, à seulement 50 ans, laissant encore trois enfants à la maison. Après deux années de veuvage, Dosithé refait sa vie avec Marie‑Louise Brisebois, veuve de François Minjaki, un Autochtone de la région. Ils s’unissent le 23 octobre 1893 à l’église d’Oka, où Dosithé terminera ses jours.
Il s’éteint à Oka le 29 avril 1908, laissant derrière lui une vaste descendance et l’empreinte discrète mais durable de ces pionniers qui ont façonné les Laurentides.



