lundi 23 mars 2026

Esdras TESSIER et Victoria GAGNON

 


Officiellement, le 1er juillet 1879 est établi jour de fête nationale au Canada, par les parlementaires fédéraux siégeant à Ottawa.
Réunis en 1867, les colonies du Bas-Canada(Québec), du Haut-Canada(Ontario), du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse forment le Dominion du Canada.

 Pendant ce temps, dans une famille Tessier ontarienne, une naissance, 
le 26 décembre, réjouit Esdras Tessier et Joséphine Portelance.
À Curran, dans le comté de Prescott-Russell, le curé de la paroisse Saint-Luc, 
baptise Esdras, le premier fils du couple.

Vers 1900, Esdras(fils) gagne le Minnesota pour y travailler comme peintre en bâtiment.
Il épouse vers 1905 Victoria Gagnon, une jeune femme de 16 ans, née au Manitoba, qui lui donnera 12 enfants.

En 1959, Victoria décède subitement, à l'âge de 70 ans.
Trois ans plus tard, en 1962, Esdras meurt, le 1er janvier.
Les deux conjoints sont enterrés au cimetière du Calvaire, à Duluth, au Minnesota.

Gédéon LAVIGNE et Adèle ST-DENIS

 Dans le cimetière St-Joseph de Monroeville, en Ohio, nous trouvons la pierre tombale de Gédéon Lavigne et son épouse Adèle St-Denis.


Gédéon est l'un des fils de Hyacinthe Tessier dit Lavigne, de la paroisse Saint-André-d'Argenteuil, dans le comté de Deux-Montagnes, au Québec.  Sa mère est Catherine Bigras. 

Il quitte le Québec avant 1880 en direction du sud ontarien, dans la région de Peterborough, où il épouse Adèle St-Denis, le 4 septembre 1881.  Établie dans cette région, Adèle donne naissance à 4 enfants, avant que la famille se dirige vers le Minnesota, plus exactement vers Eveleth, où 8 autres enfants viennent compléter le tableau familial.

Blue Bridge, which spans the Huron River
Le 12 juillet 1946, Gédéon décède à l'âge de 91 ans et 3 mois.  Sa femme, Adèle, l'avait précédé 11 ans plus tôt. Depuis la mort de son épouse, Gédéon habite chez leur fille Marie-Louise dans le canton de Ridgefield, proche de Monroeville, en Ohio.
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Moïse TESSIER et Adéline HÉBERT


Armand TESSIER et Gertrude MARTEL

Né le 27 septembre 1909 à Manchester, New Hampshire, Armand Tessier appartient à la lignée des Tessier dit Lavigne, petit-fils de Charles‑Olivier Tessier et Anna Olivier, et fils de Léon Alphonse Tessier, organiste, et Alida Perreault. Il grandit dans une fratrie nombreuse, entouré de trois sœurs et deux frères, dans un milieu où la solidarité familiale et l’héritage canadien-français demeurent très présents.

Le 12 octobre 1937, à Manchester, il épouse Gertrude Martel, 25 ans, fille d’Aimé Martel et Mérina Vallières. Leur union, simple et stable, donnera naissance à un seul enfant, Paul, né en 1945, qui perpétuera la branche familiale aux États-Unis.

Armand passe l’essentiel de sa vie en Nouvelle-Angleterre, au cœur de cette diaspora franco-américaine qui a façonné l’histoire ouvrière et culturelle de la région. Il s’éteint le 27 septembre 1972, jour même de son 63ᵉ anniversaire, dans la région de Boston. Gertrude lui survivra neuf années, jusqu’en 1981, refermant ainsi un chapitre discret mais profondément enraciné dans la mémoire des Tessier. 

Pierre TESSIER et Louise NAUD

 


Né le 20 septembre 1802 à Sainte‑Élisabeth, dans la jeune région de Lanaudière encore en plein essor agricole, Pierre Tessier est le fils d’Ignace Tessier et de Marie Roch. Issu d’un milieu de cultivateurs établis depuis plusieurs générations, il grandit dans un environnement où la terre structure à la fois le quotidien et l’identité familiale.


Le 2 octobre 1821, à seulement 19 ans, Pierre épouse à Sainte‑Élisabeth Louise Naud, veuve de Jean‑Baptiste Ménard. Louise, née en 1782 de Joseph Naud et Marie‑Charlotte Masson, a alors 32 ans. Leur union, malgré la différence d’âge, s’inscrit dans une logique communautaire fréquente : assurer la continuité d’une exploitation agricole et offrir stabilité à une veuve. Le couple aura deux fils prénommés Pierre : le premier, né en 1823, meurt en bas âge en 1828; le second, né en 1824, assurera la descendance Tessier.

Louise décède le 4 mars 1837 et est inhumée au cimetière de Sainte‑Élisabeth. Pierre, veuf à 34 ans, demeure seul pendant quatorze ans avant de se remarier. Le 3 mars 1851, à Saint‑Félix‑de‑Valois, il épouse Marie‑Anne Robillard, veuve d’Augustin Croisetière, alors âgée de 55 ans. Elle mourra en 1873.

Pierre Tessier poursuit toute sa vie le métier de cultivateur, enraciné dans la terre lanaudoise. Il s’éteint le 19 juillet 1869 et repose au cimetière de Saint‑Félix‑de‑Valois, laissant derrière lui une lignée solidement implantée dans la région.

lundi 16 mars 2026

Raymond TESSIER et Anita BEAUCHAMP

 


Comme tant d’autres familles canadiennes françaises à la fin du XIXᵉ siècle, les Tessier quittent le Québec pour les États‑Unis, attirés par les emplois stables qu’offrent les filatures et les manufactures de la Nouvelle‑Angleterre. C’est dans ce contexte de transition que naît Raymond Tessier, le 29 août 1889, à Saint‑Félix‑de‑Valois. Il est le fils d’André Tessier et de Rachel Rainville, et le septième enfant d’une fratrie dont les cinq derniers verront le jour à Holyoke, au Massachusetts, après l’installation définitive de la famille vers 1890 .


Raymond grandit ainsi dans un milieu ouvrier en pleine effervescence, au cœur d’une communauté canadienne française très soudée. Le 10 septembre 1913, à Holyoke, il épouse Anita Beauchamp, fille d’Henri Beauchamp et de Louise Robert. Tous deux ont 24 ans au moment de leur union, célébrée peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale .

Comme beaucoup d’hommes de sa génération établis en Nouvelle‑Angleterre, Raymond travaille comme journalier dans une usine, contribuant à la prospérité de sa jeune famille. Le couple élève plusieurs enfants à Holyoke, où ils demeurent durant plusieurs décennies.

La famille Tessier-Beauchamp se compose de 6 enfants: Gérald, Henry, Marguerite, Grace, Paul et Louise(religieuse).

Raymond meurt le 26 juillet 1977. Anita, sa femme, l'avait précédée huit ans plus tôt, en 1969.

Dosithé TESSIER et Marie TAILLEFER

Natif de la rive nord de Montréal, Dosithé Tessier voit le jour le 9 mars 1836 à Saint‑Eustache, au sein d’une famille nombreuse où il occupe la place de patriarche parmi douze enfants. Fils de Pierre Tessier dit Lavigne et de Catherine Jamme dite Carrière, il grandit dans un milieu rural où le travail de la terre façonne les vies et les caractères. Comme son père avant lui, Dosithé devient fermier, puis journalier selon les nécessités du moment, notamment après son installation à Sainte‑Agathe‑des‑Monts.

Il épouse Marie Taillefer, fille de Louis Taillefer et de Marie Glass, le 24 septembre 1861 à Saint‑Sauveur‑des‑Monts. Le couple mène une vie marquée par les déplacements à travers les jeunes paroisses des Laurentides — Sainte‑Agathe‑des‑Monts, Saint‑Hippolyte, Saint‑Sauveur‑des‑Monts, Saint‑Benoît et Oka — où naîtront leurs douze enfants. Cette mobilité témoigne à la fois des réalités économiques de l’époque et de la vitalité des communautés en formation.

La famille est frappée durement en 1891 : Marie Taillefer meurt prématurément le 1ᵉʳ mai, à seulement 50 ans, laissant encore trois enfants à la maison. Après deux années de veuvage, Dosithé refait sa vie avec Marie‑Louise Brisebois, veuve de François Minjaki, un Autochtone de la région. Ils s’unissent le 23 octobre 1893 à l’église d’Oka, où Dosithé terminera ses jours.

Il s’éteint à Oka le 29 avril 1908, laissant derrière lui une vaste descendance et l’empreinte discrète mais durable de ces pionniers qui ont façonné les Laurentides.