Microhistoire de la descendance d'Urbain Tessier, fils, petit-fils et arrière petit-fils
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lundi 1 juin 2026
Léon Tessier et Jane PORTEOUS
Né le 4 octobre 1812 à Montréal, Léon Tessier appartient à la génération charnière où plusieurs familles canadiennes‑françaises quittent les centres urbains pour les nouveaux villages en développement du Bas‑Canada. Fils d’Amable Tessier et de Marie Limoges, il grandit dans un milieu artisanal et urbain, marqué par la diversité culturelle de Montréal au début du XIXᵉ siècle.
Très jeune, il apprend le métier de barbier, profession essentielle dans les villages d’alors, à la fois service de soins, lieu de sociabilité masculine et petite entreprise locale. Vers la fin des années 1830, il s’établit à Lachute, village en pleine expansion dans la vallée de la rivière du Nord, où s’installent de nombreux artisans, commerçants et cultivateurs attirés par le développement des moulins et du commerce du bois.
Le 25 mai 1833, à l’église Christ Church de Montréal, Léon épouse Jane Porteous, une anglicane d’origine écossaise, fille de Richard Porteous et Élisabeth Wragg. Cette union mixte — religieusement et culturellement — témoigne de l’ouverture et du cosmopolitisme montréalais de l’époque. Le couple aura six enfants, trois filles et trois garçons, qui grandiront entre les influences francophones et anglophones caractéristiques de la région d’Argenteuil.
Au fil des décennies, Léon consolide sa position dans la communauté de Lachute. Son métier de barbier lui assure une présence quotidienne au cœur du village, où il devient une figure familière. Avec l’âge, il se retire progressivement de son activité. Le recensement de 1881 le montre désormais rentier, vivant à Chatham chez son fils Amable, signe d’une vieillesse entourée et d’une certaine stabilité matérielle.
Léon Tessier s’éteint à Lachute le 14 mai 1884, à 71 ans. Il laisse derrière lui l’image d’un artisan respecté, témoin d’une époque de transition où les familles canadiennes‑françaises s’enracinent dans de nouveaux territoires tout en tissant des liens avec les communautés anglophones voisines. Sa descendance, issue d’un mariage biculturel, illustre bien la diversité humaine et culturelle de l’Argenteuil du XIXᵉ siècle.
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