Résidents de Boileau, Outaouais
Né au tournant du XXᵉ siècle, Napoléon Tessier appartient à la lignée des Tessier de l’Outaouais, une famille solidement enracinée dans les communautés rurales de la région. Cultivateur de métier comme tant d’hommes de son époque, il grandit dans un environnement où la terre structure la vie quotidienne, les saisons dictent le rythme du travail et la solidarité entre voisins demeure essentielle.
Éléonore Bélanger, née en 1900 de Joseph Bélanger et Agnès Léonore Desjardins, grandit dans une fratrie nombreuse marquée par la simplicité des milieux ruraux et la force des liens familiaux. Elle appartient à ces femmes de l’Outaouais dont la vie, discrète mais essentielle, soutient la maisonnée, la paroisse et la communauté. Elle survivra longtemps à son mari, s’éteignant en 1988 à Sudbury, à l’âge de 88 ans .
Le 18 août 1919, à Boileau, Napoléon et Éléonore unissent leurs destinées. Leur mariage s’inscrit dans une période de reconstruction après la Première Guerre mondiale, alors que les villages de l’Outaouais reprennent leur souffle et que les familles bâtissent l’avenir avec courage et ténacité. Ensemble, ils fondent une famille nombreuse — marque caractéristique des Tessier — où se succèdent Hector (1921), Aurore (1924–1929), un enfant décédé en bas âge (1925), Émile, Fernand, Raymond, Simone, Gérald, Roger (1933–2013), Alcide (1929–2008), Aurèle (1936–2026) et d’autres encore mentionnés dans les archives familiales .
La vie du couple se déroule principalement après 1919 dans le nord de l'Ontario, région de Kapuskasing, où les familles vivent au rythme des travaux agricoles, des rassemblements paroissiaux et des entraides de voisinage. Éléonore, marraine à plusieurs reprises dans la parenté, laisse l’image d’une femme présente, fiable et respectée dans son milieu.
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